Les deux loups
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Ferait-il trop beau, par hasard ?
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a o û t   2 0 0 6
« Ferait-il trop beau, par hasard ? »

J’écris cette réflexion, ce dimanche 30 juillet 2006. Température idéale : un beau 27 degré, brise légère; on ne peut demander mieux. D’ailleurs toute la semaine a été belle.

Les vacances nous donnent de rencontrer des gens que nous ne connaissions pas. C’est une richesse que de se faire de nouveaux ami(e)s. Ma première impression sur ces nouvelles connaissances ? Mon Dieu, que nous nous ressemblons. Rien n’est vraiment beau ! C’est beau, mais…Ce fameux « mais »… qui gâte tant de choses. Le mot « Cana » pour moi était synonyme de vin capiteux, de fête du village, de partage et de joie. Même que Jésus a dû changer ses plans à la demande de Marie, sa mère. « Ils n’ont plus de vin », dit Marie. Tout comme son fils, Marie n’aime pas que les choses soient faites à moitié – il faut que la vie soit en abondance, que la joie soit rayonnante et sans bémol. On connaît la suite : le vin ne manqua pas, et du bon ! à part de cela.

Aujourd’hui à Cana, des bombes meurtrières arrosent ce petit coin… et tuent surtout des enfants - 45 gosses, dit-on! Des grandes personnes – faut croire – ne trouvent pas la vie assez belle. Pour embellir, il faut détruire et tuer.

Toute cette semaine, il nous a été donné de contempler les réfugiés arrivant du Liban. Dieu merci, la majorité d’entre eux remerciaient leurs sauveteurs. Mais combien – était-ce trop beau qu’ils soient vivants ? – ont eu des remarques acerbes et négatives : le bateau de liberté n’avait pas l’air climatisé… Ils étaient entassés les uns sur les autres… et que sais-je encore ?

Il y en a parmi nous – on dirait – qui semblent incapables d’apprécier une symphonie sans y ajouter un tas de dièses (ce signe musical qui abaisse d’un demi ton la note …) La symphonie serait-elle trop belle par hasard ?

En ce dimanche, le texte évangélique que nous proposait l’Église était celui de la multiplication des pains. Une belle réflexion pouvait surgir d’un tel texte. J’ai été distrait par l’attitude de ces gens aux « dièses » faciles… Bien sûr qu’à l’église je me suis tu. N’empêche que dans mon for intérieur, je voyais ces braves gens parmi la foule des témoins de ce miracle de la multiplication des pains…

Alors que les apôtres distribuaient pains et poissons et que les gens – surtout les enfants probablement – tendaient avidement leurs mains, un petit groupe s’était rassemblé à l’écart. Ils discutaient ferme : « Un miracle, ça ? du pain… et même pas de margarine? – du poisson et aucun zeste de citron ? »

La multiplication des pains ? un bien beau miracle…mais ?

Notre Père…on te demande de nous délivrer du mal… délivre-nous du « mais »… Donnes-nous d’aimer la vie comme elle est : elle est si belle. Fais-nous comprendre qu’il n’y a que toi qui sait où vont les dièses, ne permets pas que nous y ajoutions les nôtres. Nous risquerions de tout gâcher.

Et sans jeu de mot : Cana…et Canada…c’est si proche!



En toute amitié
Cliff Cogger


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