L’expérience d’une dame racontée par Sue Monk Kidd est remplie de sagesse et fait réfléchir. Elle était à l’aéroport d’Atlanta et devait y prendre l’avion qui la ramènerait chez-elle. Une tempête de neige retarde son départ. Impatience, frustration et déception s’emparent d’elle. Elle rageait à l’intérieur quand un vieil homme vient s’asseoir tout près d’elle. La femme remarque que le monsieur pleurait. De toute évidence, cet homme vivait quelque chose de pénible et de douloureux.
La dame n’a aucun goût de se mêler à cela…elle en a déjà suffisamment avec ses propres déboires. Le cœur n’y est vraiment pas !
Quelques jours plus tard, la femme a encore en tête la scène du vieil homme qui pleurait.

Elle a même rêvé à lui : il était assis avec elle dans la même chaloupe. Le vieil homme pleurait et ses larmes remplissaient la barque, au point que celle-ci menaçait de couler. La femme essayait de vider la barque , de mettre les mains sur ses yeux pour l’empêcher de pleurer….mais rien n’y faisait. Puis elle s’est mise à regarder le monsieur; quand elle le regardait, les larmes arrêtaient de couler. Quand elle regardait ailleurs, les larmes reprenaient.
Ce rêve lui fit comprendre deux choses importantes. D’abord, nous sommes tous dans le même bateau. Nous flottons et voguons ensemble ou nous coulons ensemble . Puis elle comprit que pour aider l’autre point n’est besoin de vouloir régler « son » problème ou de le prendre carrément sur ses épaules. Un simple regard amical, un zeste t’attention suffisent souvent pour illuminer la vie de l’autre et…faire flotter la barque.
Qui d’entre nous est incapable d’un regard amical ? d’un brin d’attention ? Eh oui, nous sommes dans le même bateau; aujourd’hui c’est moi qui peut donner alors que demain j’aurai tant besoin de recevoir .
Nous sommes dans le même bateau…et un bien beau bateau. C’est beau la vie ! Notre bateau n’est pas fait pour «couler» , il est fait pour voguer . Toi, moi…ensemble et en avant pour la croisière !
Des commentaires ? Réagissez en cliquant ici.
Veuillez noter que l'opinion exprimée dans ce texte n'engage que l'auteur. La Fondation Giguère n'endosse pas nécessairement ces propos.