Les deux loups
Mars 2007
Ce bon vieux Socrate, toujours in !
Janvier 2007
Oh mon Dieu... ne faites pas comme nous !
Octobre 2006
Ferait-il trop beau, par hasard ?
Août 2006
Je ne peux pas
Juillet 2006
Touchez pas à ma paroisse !
Juin 2006
Croyant, pratiquant, mais pas fou !
Mai 2006
« Pas possible, tu me mens ! »
Avril 2006
Avance au large !
Mars 2006
Dans le même bateau
Février 2006
Clavardez avec nous !


m a i   2 0 0 6
« Croyant, pratiquant... mais pas fou ! »

En ouvrant mon ordinateur, la réclame qui me pétait aux yeux depuis quelque temps disait : « Pas fatigué de faire des prières pour que votre voiture démarre? » Cette question publicitaire m’a éveillé. J’ai allumé, comme on dit. Là, si mon garagiste lit ce que je suis en train d’écrire, il va sûrement se dire : « J’ai réussi, il a vu mon message et a réagi! » Mais ne mélangeons pas les choux et les carottes. Oh, que non! J’avais réagi bien avant d’avoir lu la réclame. J’entretiens régulièrement ma voiture et ne me sers jamais du bon Dieu pour ce genre de choses. Je le garde pour des affaires plus sérieuses, du genre que je ne peux faire moi-même. Comme le prier pour la santé, la paix dans le monde, la force et le courage pour mon ami atteint d’un cancer pour ne donner que quelques exemples.

Tout petit déjà, on me disait : « Aide-toi, le Ciel t’aidera! » Ça, j’y crois. Un instant, papillon, comme disent les jeunes! Si le Bon Dieu a un dos, c’est vrai qu’il doit être large, mais, quand même, poussons égal. Comment croire que nous aurons un bel été, si nous avons saboté le printemps? Comment croire que ma voiture démarrera s’il n’y a plus d’essence? Comment croire que mon jardin produira, si je n’ai pas semé? À Cana, quand Jésus y fit son premier miracle, quand il changea l’eau en vin (et un vin délicieux, nous est-il dit), l’invité de la noce a au moins fourni l’eau!

Les petites sœurs Clarisses avaient un jardin qui étonnait les fermiers du voisinage. Aux ventes de charité, leurs carottes, leur salade, leurs radis et leurs concombres étaient les premiers à partir. Un brave cultivateur leur fait cette réflexion : « Mes petites Sœurs, on voit bien que vos prières sont puissantes! » La sœur tourière qui avait le cœur au ciel, mais les deux pieds bien sur terre, lui répond : « Oui, nous aimons croire que nos prières y sont pour quelque chose, mais vous savez, nous croyons que le bon vieux fumier que nous mettons a aussi un effet non négligeable. » Grande théologienne, la petite sœur? Ou simplement vraie croyante, la petite sœur?

Que nous soyons croyants ou non, que nous soyons pratiquants ou non, soyons au moins corrects. Ou bien nous faisons de Dieu un partenaire, ou bien nous n’en faisons qu’un brave agent d’assurances! Dans lequel cas, quand arrive un « problème », il risque de nous dire : « Et ta prime, où en est-elle? » Oui, je crois. Oui, je pratique. Mais pour que ma maison soit propre, je ne lui demande pas de venir balayer le perron de ma porte. Ça, je peux le faire moi-même, et même je dois le faire. Un instant, papillon!

En toute amitié
Cliff Cogger


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