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Linda-Pierre Bélanger
« Être à la lumière de ses beautés et non à l'ombre de ses défauts »


Michel René - Linda-Pierre Bélanger est une artiste-peintre qui, par l’expression de son art, exprime la vie, l’amour, le partage et Dieu. La réussite de son bonheur réside dans sa simplicité, son authenticité, sa créativité, la richesse de ses relations et sa foi chrétienne. En fait, voici le témoignage d’une femme heureuse, mariée depuis plus de 25 ans, mère de trois enfants, qui assume ses choix de vie et de carrière et jouit d’une belle maturité.

Heureuse d’être là. Heureuse de vivre. Toute sa personne nous le dit. Mais elle, elle s’est très tôt demandé pourquoi elle avait été créée. Elle ne pouvait se contenter d’elle-même, elle souhaitait le partage et c’est la beauté qu’elle désirait le plus partager. Cette beauté qu’elle a d’abord trouvée dans une nature découverte au côté de son père décédé quand elle avait dix ans. C’est lui qui lui a enseigné à écouter, à lire et à comprendre la nature. C’est grâce à lui qu’elle fit rapidement le parallèle entre le respect de la nature et celui des êtres humains. C’est en même temps la dimension spirituelle qui s’installait en elle dans cette quête de beauté et dans le déroulement quotidien d’une vie simple et sans histoire, intimement liée à la nature.

À l’âge de six ans, elle élabore son laboratoire secret et découvre empiriquement l’alchimie des couleurs. Dès lors, créant ses propres couleurs, elle dessine, elle peint, se servant de peintures à numéros, de l’écorce des arbres, produisant déjà des « œuvres » à caractères religieux. C’est toutefois vers l’âge de 18 ans, lorsque sa mère lui offre ses premiers tubes de peinture, qu’elle commence à peindre vraiment. Elle ne se doutait guère alors jusqu’où cela la mènerait, car elle peignait, mais ne montrait jamais ses œuvres. Discrète, elle servait sa timidité.

Comme elle investissait beaucoup dans sa vie intérieure, dans sa vie spirituelle, la peinture lui servait à s’intérioriser, à se questionner, à s’exprimer, « à libérer les entraves intérieures sans pour cela devoir les nommer », comme elle dit si bien. Mais, au-dessus de l’art et à travers l’art, l’humain prenait toute l’importance. Son besoin de partager et de croître l’amena, en 1987, à tenir, chez elle, des ateliers au cours desquels les gens apprennent à s’exprimer, à approfondir leur cheminement sans nécessairement avoir besoin de lier leur démarche à une quête spirituelle. Elle leur offre un lieu où ils peuvent simplement entrer dans le processus de création, s’éveiller à la beauté et exprimer avec la matière le langage de l’inconscient. Ces ateliers sont devenus les « Parcours de créativité en liberté ».

En 1998, elle accepte humblement de faire partie d’un groupe d’artistes qui sont invités à exposer leurs œuvres à Pertuis, dans le sud de la France. Quel terrible bouleversement! Exposer, se faire connaître, « sortir de soi pour soi », non plus pour les autres. Inquiète de penser qu’elle aurait pu suivre ce chemin-là juste pour sa gloire personnelle, Linda-Pierre a dû combattre fortement ses « pirates intérieurs ». Elle qui disait tout le temps que quand elle exposerait, elle aurait quelque chose à dire sur l’humain, le peuple, la société. Elle oubliait sûrement que ses toiles parlaient pour elle et qu’elles glorifiaient l’humain tout autant que le divin.

Elle comprenait par cela qu’il est beaucoup mieux « d’être à lumière de ses beautés qu’à l’ombre de ses défauts. »




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