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f é v r i e r    2 0 0 6
Brigitte Bourgault
« Quand la maladie guérit le travail »


Brigitte Bourgault - Œuvrer dans le bon domaine d’activité et dans la bonne entreprise n’est pas chose facile à trouver! Mes études universitaires en nutrition ne me conviennent pas. Je deviens donc à tour de rôle femme de chambre, gouvernante et serveuse. Après un nouveau passage à l’école, je converge finalement vers l’administration.

Je réalise rapidement que ce nouveau choix de travail n’est toujours pas en harmonie avec les besoins de mon âme. Je me désagrège lentement dans la solitude des chiffres! Le rire et le plaisir ne sont pas courants et la pause repas est toujours trop courte! À l’automne 2003, après onze années d’expérimentation administrative dans trois milieux de travail différents, mon potentiel inexploité crie si fort qu’il s’en éclate une veine au cerveau!

L’ultime verdict tombe, c’est un AVC! Il est trop tard pour opérer, on doit attendre que le sang s’épanche pour voir si l’hémorragie cache une mauvaise surprise. L’inquiétude s’installe et en même temps mon état se détériore rapidement. J’ai de plus en plus de difficulté à marcher; je parle péniblement, je n’arrive plus à lire, à faire la vaisselle, je tremble, je suis confuse et quoi encore! Je suis dévasté par un médicament qui ne me convient pas.

Ces changements et les mois d’incertitude me conduisent dans un bas-fond suffocant! Seule et en silence, je demande honteusement la fin! J’ai l’impression que quelqu’un a élu domicile dans ma personne. Mes prières sont finalement entendues et de l’aide arrive pour me permettre de sortir de ces profondeurs hideuses! Je réapprends lentement le quotidien. Je donne de mon temps et de ma personne dans le bénévolat et cela me permet de réaliser que j’ai encore de la valeur malgré mon cerveau éclaté.

Aujourd’hui, je travaille à temps partiel dans une garderie. Je m’amuse, je rencontre des gens formidables, je m’imprègne de l’amour des enfants. De plus, j’exerce mon corps et mon âme afin de maintenir mon bien-être reconquis. Je goûte le bon et le beau de la vie et je m’entraîne à l’aide des exercices dans la vie courante de Saint Ignace de Loyola. Je fréquente ponctuellement le Centre de spiritualité Manrèse pour apprendre davantage l’enseignement de ce saint qui tout comme moi est revenu de loin. Ma richesse et mon bonheur me viennent maintenant de la présence des gens qui sont dans ma vie, de ma quiétude, de ma santé retrouvée et de l’amour attendrissant de mon conjoint.

Un accident vasculaire cérébral a ébranlé ma vie le 29 septembre 2003. Il a dû se produire une erreur sur la personne! Cette aventure ne devait certainement pas m’arriver à moi! J’étais en santé, je n’avais aucune prédisposition à cette maladie et je n’avais que 38 ans! La seule étourderie que j’ai pu faire, 72 heures avant l’AVC, fut d’écrire dans mes mémoires quotidiennes une pensée spontanée en rapport avec mon travail : « Je pense à la maladie pour fuir ce milieu! Je serai bénévole de Dieu pour Dieu. » Dieu a ébranlé mes fondations pour qu’enfin la beauté de ma vérité suinte au grand jour. Aujourd’hui, mon travail et moi, nous sommes en bonne santé.




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