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Le bonheur, c'est comme l'écho
Il ne vient jamais seul, il nous répond


Michel René -Sommes-nous heureux? Plusieurs avoueront que oui, certains hésiteront à l’affirmer, d’aucuns diront plus ou moins, parfois oui, parfois non, d’autres éviteront la réponse et quelques-uns vous retourneront la question : c’est quoi le bonheur? Chacun d’entre nous, un jour ou l’autre, plus d’une fois j’en suis certain, nous nous sommes posé la fatidique question : suis-je heureux?

Relisez le titre : « Le bonheur c’est comme l’écho. Il ne vient jamais seul, il nous répond. » Car, si nous restons là à l’attendre, sans manifester quelque intérêt que ce soit pour l’activité humaine, jamais le bonheur ne viendra. Il est silencieux, le bonheur. Il se cache sous son foulard d’étoiles, car il a la voix fragile, le bonheur. Alors, il ménage ses mots et je pense même qu’il n’en connaît pas beaucoup. Le bonheur parle par nous. Alors, à nous de dire le bonheur pour que le bonheur nous réponde.

Comment peut-on dire le bonheur si nous ne nous sentons pas heureux? Combien d’entre nous d’ailleurs cultivent le contraire. « Tout l’monde est malheureux, tam di didi di dam, tout l’monde est malheureux tout l’temps », chante Vigneault. Y a-t-il des plaisirs à exprimer le mécontentement, la déception, le scepticisme, la désapprobation, la critique facile et inutile, souvent destructrice? Y a-t-il du plaisir à craindre tout et rien, à se priver d’avancer de peur de tomber, de peur de reculer, de peur de s’affirmer? Je ne crois pas. Je pense plutôt que le plaisir se trouve dans l’affirmation de soi, dans l’accomplissement de ses rêves, dans l’aboutissement de ses entreprises et surtout, surtout, dans le nécessaire désir de s’élever, de progresser, de s’actualiser et de s’épanouir. C’est à ce moment que les falaises du bien-être se dressent et que prend pied le bonheur pour rebondir vers nous comme seul il sait le faire. Le bonheur n’est pas un état, il en est la réponse. C’est le cadeau, la récompense. C’est l’écho de notre propre voix.

Je rencontre des gens porteurs de graves maladies, ou ayant subi d’atroces sévices, ou ayant tout perdu, ou tout cela à la fois, qui sont plus heureux que beaucoup de biens portants. Ils ont une foi en la vie, une volonté de combattre, une détermination au bonheur qui me surprend chaque fois. Et, souvent, ils vous parleront de leurs malheurs passés ou présents, sans agressivité, sans rancune, sans désir de vengeance, sans défaitisme ni cynisme. Ils vous en parleront avec la voix du cœur. Faut-il toujours toucher au fond du tonneau pour en ressortir plus forts, plus armés, plus décidés à cheminer vers le bien-être, vers cet espèce d’absolu dont chaque être humain devrait faire son point d’arrivée?

Personne n’a le droit de gâcher ce qui peut lui arriver de meilleur, en prétextant qu’il n’est pas capable, qu’il n’en a pas les moyens, les outils, le désir même. Personne, non plus, n’a le droit de s’opposer au bonheur d’autrui. Au contraire, nous devrions nous en réjouir, même dans nos moments les plus creux. Le bonheur attire le bonheur. Comme il est rare et précieux, je dirais sacré, nous devrions tous nous efforcer pour lui faire une place de choix dans notre vie, soit pour l’attirer, soit pour le garder, soit pour l’attiser. Mais toujours, quand il se présente, nous devrions nous faire un devoir de le partager. Ainsi, pourrait-il répondre en écho à quelqu’un d’autre.



Veuillez noter que l'opinion exprimée dans ce texte n'engage que l'auteur. La Fondation Giguère n'endosse pas nécessairement ces propos.



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