" La voie royale de la souffrance"
On raconte que Beethoven,devenu sourd,tomba dans la plus grande dépression et s'en prit à Dieu en lui disant:"Pourquoi,Dieu,suis-je devenu sourd?Ce que tu m'as donné,était-ce pour me l'enlever au moment où je pouvais donner le meilleur de moi-même?Étais-je devenu trop encombrant pour toi?Je comprends pourquoi tu es un Dieu jaloux." Il entend une voix alors lui dire:"Tu es devenu sourd pour entendre une autre musique,celle du ciel et des anges."
C'est alors qu'il composa une véritable musique céleste:la 9e symphonie qui contient la célèbre Ode à la joie.Or,cette ode est devenue la musique la plus enrégistrée de tout le répertoire musical de tous les temps.La musique la plus écoutée et jouée dans toutes les cultures y compris au Japon,en Inde,en Égypte,en Afrique,etc.À la fin ,on y trouve cette très belle phrase qui s'adresse à Dieu:"Notre coeur s'ouvre devant toi comme fleur au soleil."
- Jean-Paul Simard
Que faire quand la souffrance frappe à notre porte.
La meilleure méthode pour un authentique bonheur
" Si nous analysons nos sentiments,nous comprenons qu'en pensant uniquement à nous,en oubliant autrui,notre esprit occupe un espace miniscule.À l'intérieur de cette espace,même un petit problème semble énorme.Mais dès que nous nous préoccupons des autres,nous comprenons que,comme nous,ils veulent le bonheur et le plaisir.Quand cette préoccupation est présente,l'esprit s'élargit automatiquement.
À ce stade,nos problèmes,même,les plus sérieux,perdent de leur importance.Le résultat?UNe plus grande paix de l'esprit.Si vous ne pensez qu'à vous et à votre bonheur,vous obtiendrez moins de bonheur,plus d'anxiété et plus de peur.
Si on veut un authentique bonheur,la meilleure méthode est celle-ci:penser à autrui pour être le premier à en retirer un maximum de bienfaits."
- Dalaï-Lama, Savoir pardonner
« Ne rien dire...Ne rien faire? »
"Quand les nazis sont venus chercher les communistes,
je n'ai rien dit,je n'ai rien fait,
Je n'étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n'ai rien dit,je n'ai rien fait,
je n'étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
je n'ai rien dit,je n'ai rien fait,
je n'étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
je n'ai rien dit,je n'ai rien fait,
je n'étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher...
il ne restait personne pour dire ou faire quelque chose."
- Martin Niemolier-Dachau,1942
« Nos fausses croyances »
Croire qu'il vous est impossible d'être heureux tant que vous ne posséderez pas les choses qui vous font envie et que vous considérez comme tout à fait précieuses. C'est faux. Il n'y a pas un seul moment dans votre vie où vous ne possédez pas tout ce dont vous avez besoin pour être heureux. La raison pour laquelle vous êtes malheureux est simple: vous vous concentrez sur ce que vous n'avez pas, au lieu de vous concentrer sur ce que vous avez.
Croire que vous serai heureux lorsque vous aurez amélioré votre situation et transformé les gens qui vous entourent. C'est faux. Vous gaspillez stupidement votre énergie en essayant de modifier le monde. Si changez le monde est votre vocation, allez-y, changez-le, mais n'entretenez pas l'illusion que cela va vous rendre heureux.Ce qui vous rend heureux ou malheureux n'est pas le monde et les gens qui vous entourent, mais les pensées qui sont dans votre tête.
- Anthony De Mello
Appel à l'amour (Bellarmin)
« Croyez-vous au miracle ? »
Saint Jean de la Croix a dit qu'une personne reçoit de Dieu exactement ce qu'elle attend de Lui. Si vous attendez peu, vous recevrez peu. Si vous attendez beaucoup, vous recevrez beaucoup. Avez-vous besoin d'un miracle dans votre vie ? Dans ce cas, vous pouvez vous attendre qu'il survienne. Combien de miracles avez-vous vécus dans votre vie personnelle ? Aucun ? C'est, incontestablement, parce que vous n'en attendiez pas. Si, dans votre existence, vous n'avez jamais ou presque jamais assisté à une intervention divine miraculeuse, c'est soit parce que vous ne preniez pas assez de risques, soit parce que votre foi s'est atténuée et que vous n'attendiez plus de miracles. Un miracle n'est pas nécessairement un événement qui transgresse les lois de la nature. Pour qu'il y ait miracle dans ma vie, il me suffit d'être profondement convaincu que ce qui s'est produit est le résultat d'un acte de Dieu, d'une intervention de Dieu en ma faveur, quand je l'appelle à l'aide, quand j'ai perdu tout espoir en l'être humain et qu'Il intervient personnellement pour me délivrer.
- Anthony De Mello
« Nous sommes tous des enfants blessés »
Enfants, nous avons tous été blessés, notre première expérience de la souffrance, date du jour où tout petits, nous avons eu le sentiment de ne pas être désirés par nos parents. Ils étaient fâchés contre nous, parce que nous ne répondions à leurs attentes ou ne faisions pas ce qu'ils auraient voulu. Nos cris les dérangeaient quand ils ne voulaient pas être dérangés ou nous faisions quelque chose qui les contrariait. Nous étions alors si petits, si vulnérables. Nous avions tous besoin d'être aimés et compris. Nous ne pouvions pas comprendre que cette rupture venait de la fatigue, de la propre souffrance et des blessures de nos parents qui étaient incapables d'écouter notre cri et que ce n'était pas notre faute.
Les enfants sentent qu'ils ont blessés leurs parents, qu'ils les ont déçus. Aucun enfant n'est capable de comprendre ou de supporter cette souffrance. Ils ne peuvent juger ni condamner leurs parents dont ils ont tant besoin pour survivre. Alors ils contiennent leur colère, la cachent et se sentent coupables. Ils s'imaginent qu'ils ne sont pas bons, se croient méchants et se sentent indignes d'être aimés.
Nous sommes tous et toutes blessés. Nous ne nous en sauvons pas. Il nous faut l'accepter. Nous devons nous laisser guérir par les autres et accepter cette guérison et cette connaissance plus profonde de nous-mêmes. Nous devons aussi accueillir les autres comme des personnes blessées, les supporter et contribuer à leur guérison, en évitant à tout prix une attitude hautaine.
- Pierre G. Van Breemen, s.j
Seul l'amour compte
Bellarmin 1999
« Le temps présent »
Vous avez peut-être entendu de telles phrases lues dans l'Évangile: "N'ayez aucune pensée pour le lendemain, il prendra soin de lui-même" ou "Quiconque met la main à la charrue et regarde en arrière ne mérite pas le royaume de Dieu". Ou bien encore entendrez-vous le passage sur les magnifiques fleurs qui ne se préoccupent pas du lendemain mais qui vivent avec grâce dans l'éternel présent et reçoivent en abondance de Dieu ce dont elles ont besoin. Néanmoins la profondeur et la nature radicale de ces enseignements ne sont pas reconnues. Personne ne semble réaliser que ceux-ci sont sensés être vécus pour engendrer une profonde transformation intérieure.
L'essence même de la philosophie zen consiste à avancer sur la lame de rasoir qu'est le présent. Le présent figure également au coeur de l'enseignement soufi, cette branche mystique de l'islam. Les soufis ont un dicton: "Le soufi est le fils du temps présent".
Pour beaucoup de gens, il est difficile de croire qu'il est possible de vivre dans un état libéré de toute négativé (malaise, anxiété, tension, stress, inquiétude, peurs). Et pourtant cet état de libération est celui dont tous les enseignements spirituels parlent. C'est la promesse du salut, non pas dans un futur illusoire, mais bien ici et maintenant.
- Eckart Tolle
Le pouvoir du moment présent
Pour tous les gens abîmés
Un porteur d'eau indien avait deux grandes jarres, suspendues aux 2 extrémités d'une pièce de bois qui épousait la forme de ses épaules.
L'une des jarres avait un éclat, et, alors que l'autre jarre conservait parfaitement toute son eau de source jusqu'à la maison du maître, l'autre jarre perdait presque la moitié de sa précieuse cargaison en cours de route.
Cela dura 2 ans, pendant lesquels, chaque jour, le porteur d'eau ne livrait qu'une jarre et demi d'eau à chacun de ses voyages. Bien sûr, la jarre parfaite était fière d'elle, puisqu'elle parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille.
Mais la jarre abîmée avait honte de son imperfection et se sentait déprimée parce qu'elle ne parvenait à accomplir que la moitié de ce dont elle était censée être capable.
Au bout de 2 ans de ce qu'elle considérait comme un échec permanent, la jarre endommagée s'adressa au porteur d'eau, au moment où celui-ci la remplissait à la source.
"Je me sens coupable, et je te prie de m'excuser."
"Pourquoi ?" demanda le porteur d'eau. "De quoi as-tu honte ?"
"Je n'ai réussi qu'à porter la moitié de ma cargaison d'eau à notre maître, pendant ces 2 ans, à cause de cet éclat qui fait fuire l'eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et, à la fin, tu ne livres à notre maître que la moitié de l'eau. Tu n'obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts", lui dit la jarre abîmée.
Le porteur d'eau fut touché par cette confession, et, plein de compassion, répondit: "Pemndant que nous retournons à la maison du maître, je veux que tu regardes les fleurs magnifiques qu'il y a au bord du chemin".
Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin, au long de la colline, la vieille jarre vit de magnifiques fleurs baignées de soleil sur les bords du chemin, et cela lui mit du baume au coeur. Mais à la fin du parcours, elle se sentait toujours aussi mal parce qu'elle avait encore perdu la moitié de son eau.
Le porteur d'eau dit à la jarre "T'es-tu rendu compte qu'il n'y avait de belles fleurs que de TON côté, et presque aucune du côté de la jarre parfaite? C'est parce que j'ai toujours su que tu perdais de l'eau, et j'en ai tiré parti.
J'ai planté des semences de fleurs de ton coté du chemin, et, chaque jour, tu les as arrosées tout au long du chemin. Pendant 2 ans, j'ai pu grâce à toi cueillir de magnifiques fleurs qui ont décoré la table du maître. Sans toi, jamais je n'aurais pu trouver des fleurs aussi fraîches et gracieuses."
Morale de l'histoire: Nous avons tous des éclats, des blessures, des défauts. Nous sommes tous des jarres abîmées. Certains d'entre nous sont diminués par la vieillesse, d'autres ne brillent pas par leur intelligence, d'autres trop grands, trop gros ou trop maigres, certains sont chauves, d'autres sont diminués physiquement, mais ce sont les éclats, les défauts en nous qui rendent nos vies intéressantes et exaltantes.
Il vaut mieux prendre les autres tels qu'ils sont, et voir ce qu'il y a de bien et de bon en eux. Il y a beaucoup de positif partout. Il y a beaucoup de bon en vous.
« Les 10 conseils de vie du Dalaï Lama »
1. Tenez compte du fait que le grand amour et les grandes réussites impliquent de grands risques.
2. Lorsque vous perdez, ne perdez pas la leçon.
3. Suivez les trois R : Respect de soi-même, Respect des autres, Responsabilité de tous vos actes.
4. Souvenez vous que ne pas obtenir ce que vous voulez est parfois un merveilleux coup de chance.
5. Ne laissez pas une petite dispute meurtrir une grande amitié.
6. Lorsque vous réalisez que vous avez commis une erreur, prenez immédiatement des mesures pour la corriger.
7. Passez un peu de temps seul chaque jour.
8. Dans les désaccords que vous avez avec ceux que vous aimez, ne vous occupez que de la situation actuelle. Ne réveillez pas le passé.
9. Soyez tendre avec la terre.
10. Une fois par an, allez quelque part où vous n'êtes jamais allé auparavant.
- Le Dalaï Lama
« Augmentez la fréquence de votre énergie »
Chaque fois que vous vous sentez découragé ou déprimé, pensez à toutes les petites choses de votre vie pour lesquelles vous ressentez de la reconnaissance. Lorsque votre attention est centrée sur la gratitude d'avoir un toit sur la tête (si vous en avez un), un lit confortable, de l'eau chaude, le sourire de vos enfants, l'arbre à côté de la maison, la capacité de bouger librement, ou toute autre chose pour laquelle vous éprouvez appréciation et gratitude sincères, vous faites augmenter la fréquence de votre énergie. Lorsque vous vivez et agissez en fonction d'une fréquence plus élevée (fréquence également plus profonde et plus riche), vous entrez en résonnance avec votre raison d'être.
- Tiré du livre « Votre mission de vie », par Carol Adrienne.
« Quand tu es dans la détresse »
Le conseil de ma mère contre la mélancolie est: "Pense à toute la détresse du monde et estime toi heureux de ne pas la connaître".
Mon conseil à moi c'est: "Sors, vas dans les champs, dans la nature et au soleil, sors et essaie de retrouver le bonheur en toi; pense à toute la beauté qui croît en toi et autour de toi et sois heureuse!"
À mon avis, la phrase de ma mère ne tient pas debout, car que doit-on faire quand on connaît soi-même la détresse? En revanche, je trouve que dans n'importe quel chagrin, il subsiste quelque chose de beau, si on le regarde, on est frappé par la présence d'une joie de plus en plus forte et l'on retrouve soi-même son équilibre. Et qui est heureux rendra les autres heureux aussi, qui a courage et confiance ne se laissera jamais sombrer dans la détresse.
- Journal d'Anne Frank (13 ans)
« Toucher l'héritage »
Quand la force nous aide à traverser les épreuves,
quand la foi nous tient debout devant les obstacles,
quand l'amour des autres nous conduit à la solidarité,
c'est que nous avons déjà commencé à toucher
l'héritage de la résurrection.
- Pierre Goulet
« La sagesse »
Il faut s'incliner devant tout être qu'on rencontre, parce que chaque être est unique et possède une coupe qui contient la sagesse de son expérience.
Si je me place au-dessus de l'être que je rencontre, il ne peut déverser dans ma propre coupe le vin de la sagesse.
Si au contraire je m'incline, sa sagesse se déverse naturellement en moi, par une sorte de loi de la gravité spirituelle.
C'est ce que, dans le grand public, on appelle "être à l'écoute des autres".
C'est une attitude beaucoup plus importante qu'on ne le croit.
Parce qu'aucun être n'arrive par hasard sur notre route.
Chaque être, même le plus modeste et même le plus difficile, le plus mauvais, a quelque chose à nous apprendre et peut nous aider à forger notre caractère.
En ce sens, chaque être est un maître pour l'autre.
Et tant que nous avons des conflits avec une personne, tant que nous ne sommes pas en harmonie avec elle, c'est qu'elle a encore quelque chose à nous apprendre, c'est que nous devons travailler, à son contact, un aspect de notre caractère.
Devant chaque conflit, devant chaque contrariété, que ce soit au travail ou en amour, il faut s'habituer à se poser la question : "Qu'est ce que cette situation, qu'est ce que cet être est venu m'apprendre ? Pourquoi est-il sur ma route à ce moment de ma vie ?"
Et lorsqu'on trouve la réponse, une nouvelle leçon est apprise, une nouvelle marche est gravie dans l'escalier infini de la sagesse…
Et la difficulté, devenue inutile, disparaît instantanément…
Mais nous ignorons cette loi pourtant simple, nous ne tenons pas compte des autres, parce que nous manquons d'humilité et que nous sommes aveuglés, comme si nous nous promenions dans la vie avec, devant nous, un miroir dans lequel nous nous contemplons stérilement et qui nous empêche de voir les autres…
C'est pour cela que la plupart des gens sont persuadés qu'ils sont les seuls à avoir raison, que tous les autres ont tort…
Pour cette raison, il n'y a à peu près jamais de vraie conversation, et tous les êtres restent solitaires, enfermés dans leur propre filet mental.
Par conséquent, les guerres, petites et grandes, se perpétuent à travers les siècles… Parce que personne ne veut prendre le temps de marcher dans les souliers d'un autre avant de juger.
- Marc Fisher

« Ne pas s'enfuir »
Fuir la réalité peut nous donner le sentiment de nous épargner bien des douleurs mais, en fait, cela nous prive aussi de tous les joyaux que la vie a en réserve pour nous.
Le seul fait d'être qui nous sommes, de faire face à notre vie et de ne pas fuir exige parfois plus de courage que toute autre action.
Nul besoin d'en faire beaucoup plus.
La vie ne demande pas d'aller au-delà de ses forces. Le seul exploit possible est celui de ne pas s'enfuir.
- Dag Hammarskjold

« Restez disponibles »
Il y a beaucoup de souffrance dans le monde, beaucoup. Cette souffrance matérielle provient de la faim, du manque de logements, de toutes sortes de maladies, mais je continue à penser que la plus grande souffrance est de se sentir solitaire, sans amour, abandonné de tous. De plus en plus, je me rends compte que la pire maladie qu'un être humain puisse connaôtre, c'est le sentiment d'être indésirable.
Il y a des médicaments et des traitements pour toutes sortes de maladies, mais pour ce qui est d'être indésirable, excepté là où se trouvent des mains prêtes à secourir et un coeur débordant d'amour, je ne pense pas qu'il existe jamais de remède.
Il s'avère souvent que l'essentiel dans notre confrontation avec la solitude est la disponibilité... Disponibilité d'écouter simplement ou d'offrir un sourire, ou d'être réellement présent pour ceux que nous rencontrons dans notre vie quotidienne.
- Mère Teresa

« Faire face »
La nuit où il était sur le point d'atteindre l'éveil, le Bouddha s'assit sous un arbre. Pendant qu'il s'y trouvait, il fut attaqué par les forces de Mara. L'histoire raconte qu'elles lui lancèrent des épées et des flèches et que leurs armes se changèrent en fleurs.
Que signifie cette histoire? Je la comprends ainsi: ce que nous considérons habituellement comme un obstacle n'est pas vraiment notre ennemi, mais bien notre ami. Ce que nous appelons obstacle est en vérité la façon dont le monde et toute notre expérience nous enseignent à l'endroit où nous sommes coincés. Ce qui paraît être une flêche ou une épée, nous pouvons vraiement en faire l'expérience comme d'une fleur. Que nous ressentions ce qui nous arrive comme un obstacle et un ennemi ou comme un maître et un ami dépend entièrement de notre perception de la réalité. Ça dépend de la relation que nous entretenons avec nous-mêmes.
- Pema Chödrön

« Miracle de notre air natal »
Dans certaines familles rurales, les jeunes ont déserté la terre qui cependant avait nourri leurs ancêtres et qui garde leurs dépouilles. La grande ville avec son mouvement, ses opportunités d'emploi, ses lumières, ses plaisirs, les ont fascinés et ils sont partis. Avec le temps, ils ont oublié leurs origines, ils se sont détachés de leurs traditions.
Il m'est arrivé de rencontrer des malades pour qui les médecins avaient tout essayé. Les remèdes n'avaient rien fait sur ses organismes presques condamnés à la mort. Cependant, une suprême ressource demeurait et elle seule redonnait l'espoir : retourner au pays natal, respirer de nouveau l'air des sapins, réentendre le patois familier, retrouver des visages aimés. Le malade était parti. Et voici qu'au bout de quelques temps, l'espoir était de nouveau permis. L'appétit revenait, le regard s'animait, le sourire illuminait le visage. Le malade, reprenait goût à la vie et faisait à nouveau des projets. Le miracle s'était produit, la vie était revenue et avait repris son cours.
- L.J. Callens

« Voir la porte entrouverte »
La vie n'est jamais un long couloir rectiligne (droit)
que l'on traverserait d'une traite, libre comme le vent,
mais un dédale de passages
dans lequel il faut trouver son chemin,
perdu et désorienté, condamné par moments
a échouer au fond d'un cul-de-sac.
Mais il se trouve toujours, pour peu qu'on ait la foi,
une porte entrouverte,
même le plus inattendue,
qui se révélera être la voie qu'il fallait prendre.
- A.J. Cronin

« Quelle voie en recherche scientifique amènera le plus grand développement durant les 50 prochaines années? »
Je crois que la plus grande découverte se fera en spiritualité. Voilà une force dont l'histoire nous enseigne qu'elle a été le plus grand pouvoir dans le développement de l'humanité. Cependant, nous ne nous sommes presque pas attardés à jouer avec elle et ne l'avons jamais étudiée sérieusement comme nous l'avons fait avec les forces physiques.
Un jour, les gens apprendront que les choses matérielles n'apportent pas le bonheur et sont peu utiles pour rendre les hommes et les femmes créatifs et puissants. Les scientifiques du monde tourneront alors leurs laboratoires vers l'étude de Dieu, de la prière et des forces spirituelles qui n'ont presque pas été effleurées. Lorsque se jour viendra, le monde verra plus de progrès en une génération qu'il en a vu durant les quatres dernières.
- Charles P. Steinmetz, ingénieur scientifique

« Rejettez le fardeau »
Au matin de chacune de vos journées, rentrez en vous-même, chassez toute pensée négative, toute idée de maladie, de peur ou de souffrance. Surtout chassez les vains regrets et la dépression. Quand vous permettez a une émotion de vous effrayer, vous vous inclinez devant elle et votre imagination se déchaîne ce qui provoque le désastre. Choisissez aujourd'hui qui vous servirez, la crainte ou la confiance.
Rejettez le fardeau de la peur et que vos pensées, au moment de vous lever, ne soient que force, amour, désir intense d'être en bénédiction avec les autres.
En quittant votre chambre, fortifiez-vous dans l'amour et maintenez-vous dans sa puissance souveraine et devenez riche au-delà de toute expression humaine.
« Être authentique »
Nous semblons parfois si différents les uns des autres. Mais quand une personne révèle son expérience à autrui, pleinement, spontanément et honnêtement, elle devient alors moins mystérieuse.
L'ignorance mutuelle et la mauvaise communication sont les principales sources de problèmes entre les membres d'une famille ou d'une société. Lorsqu'une personne n'est pas authentique, elle diminue son contact avec la réalité et son plaisir de vivre. Quand on aime une personne, on s'efforce de la connaître ; alors on lui permet de nous aimer.
Personne ne peut se connaître vraiment s'il ne se révèle pas à un autre. Quand un individu est capable de se révéler complètement, il apprend à mieux se connaître lui-même et devient plus apte à diriger sa destinée à partir de ce qu'il sait.
J'aimerais terminer ce texte par une maxime très à propos : "Par dessus tout, sois vrai avec l'autre alors tu ne pourras pas être faux face à toi-même."
- Lucie Lacroix, psychologue

« Sois vivant »
Que jamais ne s'éteigne en toi la volonté,
De t'élever du mieux au parfait.
Car c'est ta soif incessante de progrès,
Ta volonté insatiable d'absolu
Qui fait que tu te sens vivre. Tout t'es accessible
Le Christ l'a proclamé.
"Tu peux devenir parfait comme Dieu est parfait."
À la recherche du paradis et de l'enfer
Un grand costaud de Samouraï qui vient voir un sage et lui demande : "Parlez-moi de la nature du paradis et de l'enfer". Alors le sage le regarde droit dans les yeux et lui dit : "Pourquoi devrais-je parler à un rustaud débraillé, dégoûtant et misérable comme toi ?" Le visage du Samouraï tourne au cramoisi, ses cheveux se dressent sur sa tête, mais cela n'arrête pas le sage qui continue : "Un misérable ver de terre comme toi, penses-tu que je devrais te dire quoi que ce soit ?". Fou de rage, le samouraï tire son épée et s'apprête à trancher la tête du sage. Celui-ci lui dit alors : "C'est cela l'enfer." Le samouraï, qui est en fait un homme sensible, comprend immédiatement qu'il vient de créer son propre enfer. Qu'il était au plus profond de l'enfer. C'était noir et brûlant, rempli de haine, de désir de se protéger, de colère et de ressentiment, au point qu'il en était prêt à tuer le sage. Des larmes emplissent ses yeux, il se mettent à pleurer, il joint les paumes de ses mains et le sage lui dit : "C'est cela le paradis."
- Pema Chödrön
Entrer en amitié avec soi-même
Attitude face à la mort
Lorsque sur son corps (et bien plus sur mon esprit)
commencera à marquer l'usure de l'âge ;
quand fondra sur moi du dehors,
ou naîtra en moi, du dedans,
le mal qui amoindrit ou emporte ;
à la minute douloureuse où je prendrai tout à coup
conscience que je suis malade ou que je deviens vieux ;
à ce dernier moment, surtout,
où je sentirai que je m'échappe à moi-meme,
absolument passif aux mains des grandes forces inconnues
qui m'ont formé ;
à toutes ces heures sombres,
donnez-moi, mon Dieu, de comprendre que
c'est Vous (pourvu que ma foi soit assez grande)
qui écartez douloureusement les fibres de mon être
pour pénétrer jusqu'aux moelles de ma substance
pour m'emporter en Vous.
- Teilhard de Chardin
Si tout l'or du monde
Si tout l'or du monde
Était fondu dans un seul bloc solide
Ce dernier aurait les dimensions
D'une maison de douze pièces.
Le propriétaire de tout cet or,
Plusieurs billions de dollars,
Ne pourrait en acheter un ami,
Un caractère, la paix de l'esprit,
Une conscience claire,
Ou le sens de la beauté
- Charles Banning
Le rêveur
Le rêveur ne rêve pas qu'il dort,
mais qu'il est éveillé.
Il agit, il va, il vient, il parle.
En réalité, il est couché et il dort.
Mais l'aube vient, les brumes du rêve se dissipent déjà,
LE NOUVEL ACTE APPROCHE.
Chaque rêve s'accomplit car le rêve est préparation.
Le petit enfant, lorsqu'il n'est pas encore né,
lui aussi rêve du jour dans le sein de sa mère.
S'il ne rêvait pas, il ne pourrait pas naître...
TOUT CE QUE VOUS FAITES MAINTENANT
EST ACTE DE RÊVE, PENSÉE DE RÊVE.
Que vos rêves soient toujours de plus en plus beaux!
Car tout deviendra réalité. Le rêve aussi est foi...
Un Ange
Dialogue avec l'Ange
Édition Ébier
Chance ? Malchance ? Qui sait ?
Les Chinois racontent l'histoire d'un vieux fermier qui possédait un vieux cheval avec lequel il labourait ses champs. Un jour, le cheval s'enfuit vers les collines. Aux voisins qui le prenaient en sympathie le vieillard répondit : "Chance ? Malchance ? Qui sait ?" Une semaine plus tard, le cheval revint des collines avec un troupeau de chevaux sauvages, et cette fois les voisins félicitèrent le fermier de sa bonne chance. Il répondit encore : "Bonne chance ? Malchance ? Qui sait ?" Puis, lorsque son fils, en voulant dompter un des chevaux sauvages, fit une chute et se brisa la jambe, tout le monde crut que c'était une grande malchance. Le fermier, lui, se contenta de dire : "Malchance ? Bonne chance ? Qui sait ?" Quelques semaines plus tard, l'armée entra dans le village et mobilisa tous les jeunes gens valides. Quand ils aperçurent le fils du fermier avec sa jambe cassée, ils le dispensèrent du service. Était-ce de la chance ? De la malchance ? Qui sait ?
Tout ce qui, à première vue, semble être un mal peut, en fait, être un bien déguisé. Et tout ce qui, à première vue, semble un bien peut en réalité être un mal. Il est donc sage de laisser Dieu décider de notre bonne chance comme de notre malchance, et de le remercier de faire tourner toutes choses au bien de ceux qui l'aiment.
Anthony de Mello
Sadhana - Un chemin vers Dieu
Allô l'évolution!
Depuis quelques décennies, notre société est en constante évolution. Tous ces changements nous ouvrent une immense fenêtre sur le monde entier.
Ainsi, Internet nous permet de clavarder avec un Marocain, un Français ou un Africain;
le système informatique nous donne la possibilité de payer nos comptes, retirer ou déposer de l'argent, sans jamais parler à qui que ce soit.
Les médias, eux, nous amènent partout et ce, en direct : la guerre en direct, avec la date et l'heure exacte du début des hostilités, le sexe en direct, un vol de dépanneur en direct.
Nous avons même été conviés à assister au mariage du Prince Charles et à prier avec Monsieur Bush à la messe du dimanche. Nous pouvons aussi suivre une série télévisée où des magiciens de grand talent, font disparaître, sous nos yeux, notre argent, en commandites.
Le summum des privilèges que nous avons eus a été de. presque. entendre le dernier souffle de Jean-Paul II. Un vrai p'tit star académie romain!!!
C'est impressionnant cette évolution! Nous connaissons quasiment intimement un bon nombre de personnalités du monde entier.
Par contre, bizarrement, je ne connais pas mon voisin, je parle à personne dans l'autobus et mon médecin ne connaît même pas mon nom.
Allô l'évolution!
Pendant que les gouvernements se préoccupent du marché mondial, des gens de ma ville peuvent à peine faire leur marché.
Pendant que les gouvernements et certaines vedettes se donnent bonne conscience en versant des sommes astronomiques pour le Tsunami, paradoxalement, des ti-namis, dans ma ville ne déjeunent pas avant d'aller à l'école.
Allô l'évolution!
Pendant que des psychologues et sexologues se gavent de nos histoires de vie et de nos huards, nos valeurs de base quittent le pays et font place à des je m'en fous, à des c'est pas grave, à des c'est pas mon affaire je m'en mêle pas, à des qu'est-ce que tu veux que je fasse!!!
Le plus grave, c'est que pendant que nous luttons pour une place mondiale avec des millions de personnes, des hommes et des femmes souffrent d'un grand isolement et voudraient parler à quelqu'un.
Allô l'évolution!
Tant de questions restent sans réponses.
Est-ce que la technologie à haute vitesse a fait ralentir notre sens du respect et de la justice?
Est-ce que nos yeux sont plongés si loin, sur la carte, que nous perdons de vue ce qui nous entoure?
Est-ce que notre préoccupation de la couche d'ozone nous fait oublier les gaz nocifs de la pauvreté, du chômage, des enfants abusés?
Est-ce que les bulletins de nouvelles nous remplissent comme des cruches à un point qu'il ne reste plus de place pour le simple, le beau, le bon, le non-vedettariat?
Est-ce que ce remplissage d'énergies malsaines nous empêche de nous regarder profondément, de prendre le temps de parler à nos enfants, de tout simplement prendre soin de ceux qu'on aime?
Est-ce que la publicité nous dicte le paraître au détriment du être?
Est-ce que l'abandon total de la spiritualité serait à la base du relâchement de nos valeurs sociales et humaines?
Pendant que nous ne regardons plus ce qui est vrai et que nous ne croyons plus en un ciel possible, le paradis fiscal gagne du terrain.
Si nous avons perdu tout le côté humain,
Allô l'évolution!
Comment échapper à la souffrance
La souffrance n'est jamais l'expression de l'événement, mais de la façon dont j'y réagis. Si les événements avaient la capacité de nous faire souffrir, nous ne pourrions pas nous en libérer et, face à une situation donnée, tout le monde souffrirait de la même façon. Par exemple, face à un cancer, l'un se crispera dans le refus et ajoutera de la souffrance intérieure à la douleur physique, ce qu'évitera celui qui accueillera la maladie. Cela change tout quant au résultat final, car toute épreuve refusée écrase, quand une épreuve acceptée nous traverse et nous grandit.
Se soumettre à ce qui est n'est pas de la passivité. Tout lâcher dans les mains des grandes forces de la vie, c'est la réponse absolue à toutes nos souffrances. Le maître indien Swâmi Ramdas, tout comme le pèlerin russe et François D'Assise, s'en remettait complètement à la Providence. L'un et l'autre se contentaient de prier, sans jamais savoir où ils allaient dormir, ni ce qu'ils allaient manger. J'ai pensé pendant longtemps, moi qui avais tellement d'angoisses, qu'il fallait beaucoup de courage pour maintenir une telle attitude. Je ne le crois plus. Ils se sentaient tout simplement en confiance. Ce n'était pas un acte de courage mais un acte de soumission heureux. Ils se sentaient en sécurité avec le divin. Dès lors, il n'y a plus la moindre peur à avoir.
André Rochette
Le courage de se « laisser faire »
Puisé de : Le courage de changer de vie
Anne Ducrocq-Albin Michel
La volupté de la chair
La volupté de la chair est une chose de la vie des sens au même titre que le regard pur, que la pure saveur d'un beau fruit sur notre langue. Elle est une expérience sans limites qui nous est donnée, une connaissance de tout l'univers, la connaissance même dans sa plénitude et sa splendeur. Le mal n'est pas dans cette expérience, mais en ceci que le plus grand nombre en font mauvais usage. Elle n'est pour eux qu'un excitant, une distraction dans les moments fatigués de leur vie, et non une concentration de leur être vers les sommets. Les hommes ont, du manger aussi, fait autre chose ; indigence d'un côté, abondance excessive de l'autre, ont troublé la clarté de ce besoin. Ainsi ont été troublés tous les besoins simples et profonds, par lesquels la vie se renouvelle. Mais chacun, pour soi-même, peut les clarifier et les vivre clairement : car l'ouverture de l'esprit procède de l'ouvre de la chair et partage sa nature. Elle n'est que la reproduction en quelque sorte plus mystérieuse, plus pleine d'extase, plus « éternelle » de l'ouvre charnelle.
Bainer-Maria Ricke
Lettre à un jeune poète
Les cahiers rouges
La renaissance de l'âme
Un thérapeute connu de Munich, Werner Huth, a constaté que, chez les patients qui le consultent, les symptômes les plus fréquents sont des troubles relationnels accompagnés d'un sentiment de désorientation et de mort intérieure. Le psychologue et thérapeute suisse Carl Jung parle à ce propos de « morts vivants ». « Certains meurent avant même que survienne la mort physique, parce que la mort et tapie dans leur âme. Souvent, ces âmes mortes sont en déplacement permanent pour fuir leurs problèmes ; elles semblent persécutées et son un peu et simple masque de l'angoisse. » Bien des gens ne vivent qu'en surface : la vie consiste seulement pour eux à travailler, à manger, à se distraire. Jésus aussi nous parle de cette mort dont il vient nous tirer comme d'un sommeil. Nous nous sommes fait des illusions sur notre vie et sur le monde qui n'ont pas de contact avec la vraie réalité, la réalité profonde. Dieu est la lumière et veut éclairer les abîmes obscurs de notre âme afin que nous ayons le courage d'en voir toute la vérité. Cette illumination est le but de tout cheminement spirituel. Chaque être humain reflète le visage de Dieu, et dans la Création, c'est Dieu lui-même qui apparaît, éclatant de lumière, quand nous ôtons le voile posé sur toutes choses. Tel est le mystère de la contemplation ; telle est la condition d'une vie réussie.
Anselm Grün
Jésus - La porte de la vie
Novalis
Benoît XVI s'inscrit dans la continuité de Jean Paul II
Il a encore une fois évoqué Jean Paul II qui « parlait aux forts, aux puissants du monde, qui avaient peur que le Christ ne les dépossède d'une partie de leur pouvoir ».
« Oui, il les aurait certainement dépossédés de quelque chose : de la domination, de la corruption, du détournement du droit de l'arbitraire. Mais il ne les aurait nullement dépossédés de ce qui appartient à la liberté de l'homme, à sa liberté, à l'édification d'une société plus juste », a-t-il lancé.
AFP
Extrait de « Benoît XVI s'inscrit dans la continuité de Jean Paul II »
Paru dans le Journal de Montréal
Lundi le 25 avril 2005
Où la nuit s'achève, où le jour commence
Un vieux rabbin demandait à ses élèves à quoi l'on peut reconnaître le moment ou la nuit s'achève et ou le jour commence. Est-ce lorsque l'on peut sans peine distinguer de loin un chien d'un mouton ?
- Non, dit le rabbin.
- Est-ce quand on peut distinguer un bouleau d'un érable ?
- Non, dit encore le rabbin.
- Mais alors, quand est-ce donc ?, demandèrent les élèves.
Le rabbin répondit :
- C'est lorsqu'en regardant le visage de n'importe quel homme, tu reconnais ton frère ou ta soeur. Jusque-là, il fait encore nuit dans ton coeur.
Pour retrouver la paix selon Gandhi
À la fin des années 40, l'Inde, en proie à des violences d'origine religieuse, se préparait à proclamer son indépendance. Un hindou, dont le fils avait été assassiné par des musulmans lors de la guerre civile, alla voir la Mahatma Gandhi et lui dit : "Comment voulez-vous que je pardonne à ces musulmans ? Comment pourrais-je jamais retrouver la paix dans mon coeur avec toute cette haine pour ceux qui ont tué mon fils unique ?"
Gandhi lui suggéra alors d'adopter un orphelin du camp ennemi et de l'élever comme si c'était son propre enfant.
Comment discerner la plus grande faiblesse de l'homme
La plus grande faiblesse de l'homme, c'est l'orgueil. Mais comment discerner la présence de l'orgueil en nous ? Fort de son intime connaissance du coeur humain, Silouane nous donne plusieurs critères : la tendance à s'élever au-dessus des autres, à les rejeter, les envier et les juger : le goût du pouvoir, des éloges et de la richesse ; l'oubli de Dieu, l'attachement aux choses terrestres, les pensées négatives, l'agitation mentale et l'absence de paix intérieure, le désir d'accomplir sa volonté propre plutôt que de chercher celle de Dieu, l'incapacité à pardonner.
Les graines de la grandeur
Un jour, on demanda à Michel-Ange comment il avait réalisé sa Pietà ou son David. Il répondit qu'il se contentait d'imaginer la statue déjà présente dans le bloc de marbre, puis qu'il le taillait pour découvrir ce qui s'était toujours trouvé là. La merveilleuse oeuvre d'art, déjà créée et existant de toute éternité, n'attendait que le moment d'être révélée. De même, le grand personnage qui se trouve d'ores et déjà en vous est prêt à apparaître en plein jour. Chacun de nous porte en lui les graines de la grandeur. Les "grands" n'ont rien de plus que les autres : ils se sont simplement débarrassés des nombreuses entraves qui les empêchaient d'exprimer le meilleur d'eux-mêmes.
Elisabeth Kübler-Ross
La paix, ce profond désir de l'humanité
Si la paix s'installe un jour, elle ne pourra être authentique que si chaque individu fait d'abord la paix en soi-même, extirpe tout sentiment de haine pour quelque race ou quelque peuple que ce soit, ou bien domine cette haine et la change en autre chose, peut-ètre même à la longue en amour ou est-ce trop demander? C'est pourtant la seule solution.
Etty Hillesum (27 ans)
Morte à Auschwitz le 30 novembre 1943 parce qu'elle était juive.
La paix
n'est pas seulement un état de relations entre pays, elle concerne jusqu'à l'intime de chaque personne au point qu'on ose parler d'un désarnement intégral qui atteigne les âmes.
Jean XXIII
26 juin 1943
À mes amis,
Les quelques grandes choses qui importent dans la vie, on doit garder les yeux fixés sur elles ; on peut laisser tomber sans crainte tout le reste. Et ces quelques grandes choses, on les retrouve partout, il faut apprendre à les redécouvrir sans cesse en soi pour s'en renouveler. Et malgré tout, on en revient toujours à la même constatation : par essence la vie est bonne, et si elle prend parfois de mauvais chemins, ce n'est pas la faute de Dieu, mais la nôtre. Et que l'enfer soit une invention des hommes m'apparaît avec une évidence totale. Cela reste mon dernier mot, même maintenant, même si l'on m'envoie à Auschwitz avec toute ma famille.
Etty Hillesum (27 ans)
Morte à Auschwitz le 30 novembre 1943.
Une façon de voir la pauvreté évangélique
Quand l'on considère que ce que l'on possède ne nous appartient pas, que, devant Dieu, nous en sommes les gérants, que nous voulons mettre ces biens au service des autres, nous devenons les pauvres que le Seigneur a bénis : "Heureux ceux qui ont une âme de pauvre car le Royaume des cieux est à eux. " (Mt, 5,3).
Quelqu'un qui s'abandonne à la Providence ressemble à celui qui se jette à l'eau, les yeux fermés, acceptant de n'avoir plus de point d'appui sur la terre ferme. "Le coeur de la pauvreté c'est le fait de "se jeter" dans le Seigneur... accepter que notre existence soit suspendue à lui seul... s'en remettre à lui pour nous soutenir, à refuser de demander aux choses matérielles l'appui qu'elles sont naturellement appelées à nous fournir."
Jeanne Jugan
La raison d'être de l'angoisse
Mon angoisse n'est pas tellement un manque de foi en Dieu mais bien : "Qu'est ce que Dieu va faire de moi ?". Un peu comme je pense, Thèrese d'Avila qui disait : "Pas surprenant que t'ailles si peu d'amis Seigneur, juste à voir la manière que tu les traites".
- Richard Giguère
Il y a dans cette angoisse un pressentiment du divin, de la toute-puissance créatrice. Il faut passer par l'expérience de cette angoisse, de la "crainte de Dieu". Puiser dans cette expérience même une force créatrice. La crainte de Dieu devait susciter un surcroît de vie chez celui qui l'éprouve. On doit pouvoir métamorphoser son angoisse. Les primitifs et les enfants connaissent l'angoisse. L'angoisse est surmontée par la foi.
- Etty Hillesum
L'angoisse est en effet, pour certains et à sa manière, un symptôme de "dé-maîtrise" à l'égard du réel, en ce sens qu'elle ébranle la suffisance de l'homme et peut ainsi le préparer à cet abandon confiant qu'est la foi.
- Paul Lebeau
Le Mal existe-t-il ?
Un professeur universitaire a défié ses étudiants avec cette question :
Est-ce que Dieu a créé tout ce qui existe?
Un étudiant a bravement répondu : Oui, monsieur, Il l'a certainement fait!
Le professeur reprend: Dieu a-t-il tout créé? - Oui, monsieur, répète l'étudiant.
Réponse du professeur : Si Dieu a tout créé, Il a donc aussi créé le mal. Etant donné que le mal existe, et selon le principe de nos travaux qui définissent ce que nous sommes, Dieu est donc mauvais.
L'étudiant reste silencieux devant une telle réponse.
Le professeur tout à fait heureux de lui-même, se vante alors aux étudiants qu'il a prouvé encore une fois que la foi Chrétienne était un mythe.
A ce moment, un autre étudiant lève sa main et dit : Puis-je vous poser une question? Bien sûr, répond le professeur.
L'étudiant réplique : Professeur, le froid existe t il? - Quel genre de question est-ce, cela? bien sûr qu'il existe, vous n'avez jamais eu froid? réplique le professeur.
Le jeune homme répond : En fait monsieur, le froid n'existe pas ; selon une loi de la physique, ce que nous considérons le froid, est en réalité l'absence de chaleur qui elle existe belle et bien. La chaleur est produite par un corps ou par une matière qui transmet de l'énergie. Le zéro Absolu est l'absence totale de chaleur; toute la matière devient inerte et incapable de réagir à cette température, le froid n'existe pas, nous avons créé ce mot pour décrire ce nous ressentons en l'absence de la chaleur.
L'étudiant continue: Professeur, l'obscurité existe-t-elle? Bien sûr, répond le professeur
L'étudiant réplique : Vous avez encore tort Monsieur, l'obscurité n'existe pas non plus. L'obscurité est en réalité l'absence de lumière ; nous pouvons étudier la lumière, mais pas l'obscurité. En fait, nous pouvons utiliser le prisme de Newton pour fragmenter la lumière blanche en plusieurs couleurs et étudier les diverses longueurs d'onde de chaque couleur ; nous ne pouvons pas mesurer l'obscurité. Un simple rayon de lumière peut faire irruption dans un monde d'obscurité et l'illuminer. Comment pouvez-vous savoir l'espace qu'occupe l'obscurité? Vous mesurez la quantité de lumière présente. N'est-ce pas vrai? L'obscurité est un terme inventé par l'homme pour décrire l'absence de lumière.
Finalement, le jeune homme demande à son tour au professeur : Monsieur, le mal existe-t-il? Maintenant incertain, le professeur répond : Bien sûr comme je l'ai déjà dit, nous le voyons chaque jour, c'est dans les exemples quotidiens de l'inhumanité de l'homme envers l'homme, c'est dans la multitude des crimes et des violences partout dans le monde, ces manifestations ne sont rien d'autre que du mal! »
L'étudiant réplique : le Mal n'existe pas Monsieur, ou au moins il n'existe pas de lui-même. Il est comme l'obscurité et le froid, un mot que l'homme a créé pour décrire une absence. Le Mal est en fait l'absence de Dieu. Dieu n'a pas créé le mal. Le Mal n'est pas comme la foi, ou l'amour qui existe tout comme la lumière et la chaleur. Le Mal est le résultat de ce qui arrive quand l'homme n'a pas l'amour de Dieu dans son coeur. Il est comme le froid qui vient quand il n'y a aucune chaleur ou l'obscurité qui vient quand il n'y a aucune lumière.
Le professeur, à son tour, reste silencieux devant une telle réponse.
Le nom du jeune étudiant .. : Albert Einstein
Le Royaume sur Terre
Si vous voulez savoir ce que veut dire être heureux, observez une fleur, un oiseau, un enfant ; ce sont des images parfaites du royaume dont parle Jésus. Ils vivent dans l'instant, dans l'éternel présent, sans passé ni futur.
Le jour où vous prendrez plaisir à tout et à rien, vous saurez que vous avez enfin trouvé le pays de la joie éternelle qu'on appelle le Royaume. Trouver le royaume est la chose la plus aisée au monde, et pourtant rien n'est plus difficile.
Aisée, car il est partout autour de vous et en vous; vous n'avez qu'à tendre la main pour en prendre possesion. Difficile, car si vous voulez posséder le royaume, vous ne devez aspirer à rien d'autre.
Anthony De Mello
Les trois choses les plus difficiles de la vie
Quelqu'un m'a dit un jour : "Les trois choses les plus difficiles à accomplir pour un être humain ne sont pas de l'ordre de la prouesse physique ou intellectuelle. La première est de transformer la haine en amour; la deuxième d'inclure les exclus; la troisième d'admettre ses torts."
Anthony De Mello
Pour retrouver le sommeil
Je me suis converti, c'est-à-dire tourné vers Dieu, vers ma trente-cinquième année. J'avais fait ce pas décisif depuis quelques temps déjà, et je sentais en moi un changement physique indéfinissable. Je ne pouvais dire lequel, et pourtant c'était un changement précis.
Un jour, enfin je me suis rendu compte de ce qui se passait : je dormais mieux, je dormais bien. J'avais retrouvé mon paisible sommeil d'enfant. Je n'étais plus orphelin. Le jour et la nuit, un Père veillait sur moi.
Après cette constatation d'un fait, voici un autre fait, résultat d'un sondage. Le docteur Stern, au terme d'une enquête faite parmi les centenaires suisses, remarquait chez tous un point commun : la croyance à une Force supérieure bienveillante, en termes clairs, la croyance à la Providence. Ils étaient doués d'une douce sérénité ; ils jouissaient d'un bon sommeil.
Ainsi les faits eux-mêmes viennent à l'appui de ma proposition ; pour retrouver le sommeil rien de mieux que la foi en la Providence.
Jean Héricourt
La torture moderne
On attache le prisonnier sur une chaise de dentiste. Puis, le dentiste fore une dent jusqu'au nerf. Et le manège continue tant que la victime n'accepte pas de coopérer.
L'homme n'est pas naturellement cruel. Il le devient quand il est malheureux - ou quand il adhère à une idéologie. Une idéologie contre une autre ; un système contre un autre. Et un homme comprimé entre les deux.
Ceux qui ont crucifié Jésus n'étaient probablement pas des hommes cruels. Ils pouvaient très bien être de gentils maris et des pères aimants devenus capables de grande cruauté, en vue de maintenir un système, une idéologie ou une religion.
Si les gens de religion avaient toujours suivi la pente de leur coeur, au lieu de la logique de leur religion, on nous aurait épargné le spectacle d'hérétiques brûlés sur le bûcher, de veuves marchant aux bûchers funéraires et de millions d'innocents tués au cours des guerres engagées au nom de la religion et de Dieu. La compassion ne connaît aucune idéologie.
Anthony de Mello
Le pêcheur satisfait
L'opulent industriel était horrifié de voir le pêcheur étendu paresseusement à côté de son bateau et fumant sa pipe.
"Pourquoi n'êtes-vous pas à la pêche ?" demanda l'industriel.
"Parce que j'ai attrapé assez de poissons pour la journée", répondit le pêcheur.
"Pourquoi n'en pêchez-vous pas plus ?", demanda encore l'industriel.
"Qu'est-ce que j'en ferais ?" demanda à son tour le pêcheur.
"Vous pourriez gagner plus d'argent, répondit l'autre. Avec cet argent, vous pourriez ajouter un moteur à votre bateau, puis vous pourriez aller en eaux plus profondes et pêcher plus de poissons. Ce qui vous permettrait d'acheter des filets de nylon. Et ces filets vous apporteraient plus de poissons et plus d'argent. Bientôt, vous auriez assez d'argent pour posséder deux bateaux... peut-être même une flotte de bateaux. Et alors, vous seriez un homme riche, comme moi."
"Qu'est-ce que je ferais, alors ?", demanda le pêcheur.
"Alors, vous vous assoiriez et jouiriez de la vie.", repartit l'industriel.
"Qu'est-ce que vous pensez que je fais actuellement ?", rétorqua le pêcheur.
Il est plus sage de garder intacte sa capacité d'être heureux que de gagner de grosses sommes d'argent.
Anthony de Mello
Je me battrai
Tant que je verrai des enfants pleurer, souffrir, avoir faim, je me battrai,
tant que des femmes seront opprimées, je me battrai,
tant qu'ily aura un ivrogne à sauver,
tant que les hommes seront en prison, n'en sortant que pour y entrer de nouveau,
tant qu'il y aura une âme seule, abandonnée, angoissée dans la nuit de ce monde moderne,
jusqu'à ma dernière énergie, jusqu'à mon dernier souffle,
je me battrai et je me battrai encore.
William Booth
Notre mal profond
Il me semble que notre mal le plus profond, celui dont nous nous avons souffert dans notre enfance, et dont nous souffrons encore chaque jour, c'est la peur. Oui, nous avons peur de tout, nous manquons de confiance. C'est la cause principale de notre faiblesse.
De même encore le malade qui a peur de l'avenir est très difficile à guérir. Bien plus, l'homme sain qui a peur d'être malade finit toujours par tomber malade. Pourquoi? Parce que la confiance est la première condition de la santé. Vous savez qu'il arrive souvent dans une bataille ou un naufrage ou une compétition intense, que l'on soit blessé sans s'en apercevoir. C'est qu'on est animé par une passion supérieure qui nous empêche de sentir le reste.
Eh bien! Il en est un peu de même lorsqu'on a conscience de communiquer avec Dieu.
Si nous avons peur que Dieu ne nous aime pas ou ne vienne pas à notre secours, nous aurons peur de toutes choses et nous aurons ni gaieté de coeur, ni enthousiasme, ni courage. Si au contraire nous donnons notre confiance à Dieu, si au lieu d'avoir peur de Lui, nous étions surs de Lui, nous ne craindrions ni le monde, ni la souffrance, ni le passé,ni le futur, ni les autres, ni nous-mêmes. Nous serions plein de force. L'homme le plus fort est celui qui sait rester tranquille au milieu des difficultés.
Un chartreux
Écoles de silence
Explique-toi avec ton ami
Explique-toi avec ton ami;
peut-être n'a-t-il rien fait,
et s'il a fait quelque chose,
il ne le fera plus.
Explique-toi avec ton prochain;
peut-être n'a-t-il rien dit,
et s'il a dit quelque chose,
il ne recommencera pas.
Explique-toi avec ton ami;
on calomnie souvent, et ne te fie pas
à tout ce qu'on dit.
La mauvaise communication est la principale source de discorde.
Avant de rompre ton amitié, explique-toi, tu dois bien cela à ton ami.
D'où vient la souffrance ?
La souffrance c'est l'Homme qui se la crée dans le monde que lui a créé car il avait reçu le précieux don de la liberté et dans l'essence même de la liberté, il y a le don de créer.
Comment nos sentiments négatifs peuvent nous aider
Dans notre vie ordinaire, derrière tout notre bavardage, derrière tous les mouvements que nous faisons, derrière toutes les pensées de notre esprit, il y a une absence fondamentale de terrain solide. Nous en faisons l'expérience sous forme d'agitation et d'irritation. Des sentiments comme la déception, l'embarras, le ressentiment, la colère, la jalousie et la peur, au lieu d'être de mauvaises nouvelles, sont en réalité des moments de clarté qui nous enseignent ce que nous refoulons.
À mesure que nous pénétrons de notre plein gré dans chaque zone de faiblesse et d'insécurité en nous-mêmes, nous découvrirons que ses murs sont faits de mensonges, de vieilles images de nous-mêmes, de peurs très anciennes et de fausses idées de ce qui est bien et de ce qui ne l'est pas.
Pema Chôdrôn
Jack Kornfield
Le besoin vital d'aimer
Freud nous a aidés à voir dans l'éros l'appel de la vie. La première expérience de l'éros, c'est la relation du nouveau-né au corps de sa mère. Une relation du toucher. Le nouveau-né touche le corps maternel: premier contact avec le réel. Relation originelle vitale, dès lors qu'elle implique l'accès à la nourriture, à la possibilité de la vie.
Quand il se nourrit au corps de sa mère, le nouveau-né a tout. A l'opposé, les pleurs de la faim sont le cri de désespoir d'une existence qui se sent perdue. Elle perd le contact de la vie, elle crie de sentir que manque la relation, qu'il n'y a rien. La relation avec la mère est vitale. Accueil de la nourriture, possibilité de la vie, plénitude dynamique que vise finalement tout amour.
Nous avons besoin d'amour de la même manière que nous avions faim quand nous étions nouveau-nés.
Christos Yannaras
Variations sur le Cantique des Cantiques
Vieillir en beauté
Vieillir en beauté, c'est vieillir sans remords, sans regrets,
aller de l'avant, cesser d'avoir peur,
car à chaque âge se rattache un bonheur.
Vieillir en beauté, c'est être là pour donner un coup de pouce
à ceux qui se sentent perdus dans cette brousse,
ceux qui ne croient plus que la vie peut être douce,
et qu'il y a toujours quelqu'un à la rescousse.
Vieillir en beauté, c'est vieillir avec espoir, être content de soi en se couchant le soir
et lorsque viendra le temps du dernier soir,
se dire qu'au fond, ce n'est qu'un aurevoir.
Ghyslaine Delisle
Notre société et Dieu
C'est drôle de voir à quel point il est simple pour les gens de rejeter Dieu et se demander ensuite pourquoi leur monde devient un enfer.
A quel point nous croyons tout ce que les journaux disent et remettons en question tout ce que la Bible dit. La même Bible qui enseigne "tu ne tueras point, tu ne voleras point et aime ton prochain comme toi-même".
Depuis des années nous disons à Dieu de sortir de nos écoles, de sortir de nos gouvernements et de sortir de nos vies. En tant que gentleman il s'est calmement retiré. Comment pouvons-nous espérer que Dieu nous donnera sa bénédiction et sa protection si nous insistons pour qu'il nous laisse seul.
La contemplation
La contemplation peut-être aussi naturelle qu'il est naturel pour un enfant de regarder son père et sa mère.
Toute contemplation est fondée sur ce mouvement essentiel et naturel de l'ëtre qui, prenant conscience de ce qu'il est, se retourne vers son origine. La contemplation se réalise aux niveaux les plus profonds de notre âme.
Dieu, qui se laisse chercher, a déja ouvert à celui qui le cherche.
Yves Raguin
Chemins de la Contemplation
Dis-moi, papa...
Dis-moi, papa, qu'est-ce qui est le plus important dans la vie ?
Le plus important dans la vie, c'est d'avoir la conscience en paix quand tu te couches le soir. Et lorsque tu te lèves le matin, c'est d'être capable de te regarder dans le miroir et de t'aimer.
Jean-Jacques Bertrand à son fils Jean-François
L'égratignure de ta vie
Un prince possédait une pierre précieuse magnifique dont il était extrêmement fier. Un jour, par un malheureux accident, ce joyau fut profondément rayé. Le prince convoqua alors les spécialistes les plus habiles afin de remettre en bon état la pierre précieuse. Mais, malgré tous leurs bons efforts, ils ne purent effacer la rayure.
Alors, il arriva dans le pays un lapidaire, tailleur de pierre d'un génie inégalé. Avec art et patience, il tailla dans le diamant une rose magnifique. Il fut assez adroit pour faire de l'égratignure la tige même de la rose... de telle sorte que la pierre précieuse apparut alors infiniment plus belle qu'elle n'était auparavant.
L'Aumônerie communautaire de Québec (Le MITAN)
Sur les catastrophes
Un petit tremblement de terre de rien du tout, la terre qui tout à coup frémissait sous vos pieds... On s'est senti terrifié. On se rappelait qu'on était peu de chose.
Durant la guerre, après un bombardement, on pouvait se parler dans la rue ! Tout passant rencontré était un frère meurtri. Ce que les bombardements ont fait le plus sauter, ce sont des cloisons dans les coeurs. On a vu et que c'était beau des hommes qui se parlaient ! La guerre finie, on a de nouveau fait semblant de ne pas se connaître. On était redevenu avocat et ouvrier.
La richesse se corrompt, et nous corrompt. On ne s'en rend jamais compte que lorsqu'on en est brusquement privé, et qu'on éprouve cette curieuse impression à la fois de désastre et de simplification. Rien ne nous fait comprendre les béatitudes de Jésus comme cette étrange sensation de soulagement qui nous est donné dans les catastrophes.
Louis Evely
Parlez-nous du don
Vous ne donnez que peu lorsque vous donnez de vos biens. C'est lorsque vous donnez de vous-même que vous donnez réellement, car que sont vos surplus sinon des choses que vous conservez par crainte d'en avoir besoin demain ? Et qu'est la peur de la misère, sinon la misère elle-même ? Il en est qui ont peu et qui le donne entièrement. Ceux-ci croient en la vie et dans la bonté de la vie, et leur coffre n'est jamais vide. Il en est qui donne avec joie, et cette joie est leur récompense. Il en est qui donnent avec douleur, et cette douleur est leur baptême. Par les mains de tels êtres, Dieu sourit à la terre. Tout ce que vous avez sera donné un jour ; donnez donc maintenant afin que la raison de donner soit vôtre et non celle de vos héritiers.
Kahlil Gibran
Du bon usage de l'échec
Nous sommes généralement porté à avoir une vision tranchée des choses. Nous cataloguons les gens en deux camps bien définis, ceux qui réussisent et ceux qui échouent, alors que la réalité est infiniment plus nuancée. Il y a en effet une différence énorme entre subir un, deux ou trois échecs et être un raté. Le succès peut venir à tout âge, même après une vie d'échecs apparents.
Que nous soyons enfants ou adultes, l'échec blesse toujours, mais on peut en tirer une leçon positive. Il faut s'interroger sur la cause de l'échec et résister à la tentation de s'en prendre à autrui, déterminer en quoi nous l'avons mérité et comment éviter qu'il se reproduise. Si quelqu'un de notre entourage est capable de nous aider à voir plus clair, ayons la simplicité de le consulter.
Le succès nous incite à ne rien changer à notre comportement, alors que l'échec peut-être une source de renouvellement. Même un échec qui semble catastrophique peut nous obliger à trouver des voies nouvelles et une orientation radicalement différente.
Viser haut, faire de son mieux pour atteindre son objectif et, si l'on y parvient pas, repartir bravement, n'est-ce pas une belle forme d'héroïsme ?
Fradelle Maynard
Comment profiter de la vie
La première chose à faire est d'admettre que le fait de mourir peut nous arriver... On pense au mieux qu'après tout *ce n'est pas pour demain*. On doit essayer de devenir personnellement, émotionellement impliqué dans notre mort. Il ne s'agit pas de se fabriquer une obsession névrotique, mais de pleinement comprendre que notre vie peut cesser à tout instant. Cela donne un point de vue nouveau sur votre vie. Chaque moment vous sera de ce fait bien plus précieux. Vous essaierez de l'utiliser au mieux. Il n'y a pas assez de temps pour ruminer sur son passé, ou redouter son futur. Quand on pense à la mort, nos soucis habituels sont des châteaux de sable construits à marée basse.
La mort est une autre naissance (Albin Michel)
Sogyal Rimpotché

J'ai appris que dans chaque humain, il y a un éclat du Bon Dieu. Il y a un proverbe suédois tellement beau qui dit; *En chacun de nous sommeille un roi... Parle-lui, il te répondra*... La spiritualité c'est toujours un plus dans notre vie, c'est ce qui t'anime le plus et te nourrit le plus... On n'est jamais seul. Quand on parle de vie spirituelle, ça veut dire t'élever, te connecter avec plus haut, plus grand que toi. Dans ma religion, on l'appelle Dieu et on l'appelle Jésus.
Lise Thibault
Lieutenant-gouverneur
(Présence Magazine, juillet 2003)
La Légende
La légende dit qu'un jour où François rendait visite à Claire dans son couvent, il se produisit un incendie, aperçu plusieurs lieux à la ronde. Les gens d'Assise, accourus pour l'éteindre, ne virent aucune flamme, aucun feu, juste Francçois d'assise et Claire autour d'un maigre repas, et une grande lumière entre eux, une clarté impossible à diminuer.
Christian Robin

J'ai voyagé aux quatre coins du monde et j'ai trouvé de quoi rassasier tous mes sens.
Mais même rassasié, je restais sur ma faim.
Alors, j'ai décidé d'aller encore plus loin, dans ce pays caché dans le fond de mon être, et j'ai trouvé ce que mon coeur désire.
Jean-Pierre Snyers
Croire ou ne pas croire
Quelle raison ont certaines gens de dire qu'il n'y a plus rien après la mort? Quel est le plus difficile de venir au monde ou de vivre après la mort? Que ce qui n'a jamais été soit, ou que ce qui a été soit encore?
Autrement dit, puisqu'on admet sans le comprendre qu'il soit possible de venir au monde, il n'y a pas de raison de s'interdire de croire également qu'il soit possible de vivre après la mort.
Blaise Pascal (le plus grand génie français)
Il y a en moi bien plus que moi
Il y a en moi plus que moi.
Il y a en moi un tout qui n'est pas moi
et qui cependant ne m'est pas étranger.
Il y a en moi un tout qui me dépasse
et me constitue, un tout inconnu
d'où part toute connaissance,
un tout incompréhensible qui rend possible
toute compréhension, une unité dont je dérive,
un père dont je suis le fils,
une mère dont je suis la fille.
Eric Schmitt
L'Évangile selon Pilate
Toute chose a deux anses :
L'une par où on peut la porter,
l'autre par où on ne le peut pas.
Si ton frère a des torts,
ne le prends pas du côté par
où il a des torts ; ce serait l'anse
par où on ne peut rien porter.
Prends-le plutôt par l'autre,
te rappelant qu'il est ton frère,
qu'il a été nourri avec toi,
et tu prendras la chose par
où on peut la porter.
Epithète
Apprendre à vivre avec soi-même
Il faut apprendre à vivre avec soi-même comme avec une foule de gens. On découvre alors en soi tous les bons et mauvais côté de l'humanité. Il faut d'abord apprendre à se pardonner ses défauts si on veut pardonner aux autres. C'est peut-être l'un des apprentissages les plus difficiles pour un être humain, je le constate bien souvent chez les autres (et autrefois je pouvais l'observer sur moi-même aussi, mais plus maintenant), que celui du pardon de ses propres erreurs, de ses propres fautes. La condition première en est de pouvoir accepter et, accepter généreusement, le fait même de commettre des fautes et des erreurs.
Etty Hillesum
Ne désespérez jamais...
Ne désespérez jamais, quand tout semble tourner contre vous et que la défaite vous paraît inévitable, luttez de plus belle. C'est souvent quand vous êtes serré de près que se développe ce qu'il y a de meilleur en vous.
Croire c'est s'embarquer
Il y a quelques années un exhibitionniste donnait un spectacle. Il avait mis un fil de fer au-dessus des chutes Niagara. Avant de s'y engager, il dit à la foule qui le regardait : «Croyez-vous que je puis traverser et revenir sans tomber ?». La foule dit «oui». Cet homme traversa et réussit. Alors il dit : «Maintenant croyez-vous que je puis traverser en poussant une brouette ?» La foule dire «oui». Et il traversa et réussit encore. Alors il dit : «Croyez-vous que je puisse traverser avec trois poches de patates dans la brouette ?» La foule dit «oui». Il y alla et réussit encore une fois. «Maintenant», dit-il «pensez-vous que je puis le faire avec un homme dans la brouette ?». La foule dit «oui». Mais quand cet homme demanda un volontaire il n'y eu personne pour s'asseoir dans la brouette...
Description de Jésus
Je ne crois vraiment pas, remarque Arnaud Desjardins, qu'on puisse lire sincèrement les Évangiles sans conclure que Jésus a été audacieux, courageux, sûr de lui, indépendant, totalement libre de toute forme de peur, inébranlable même seul contre tous. Et pourtant, quelle délicatesse, quelle tendresse, quelle toute simple bonté.
Jésus parlait araméen
Éric Edelmann
Découvrir sa vocation
Découvrir sa vocation, c'est se faire, se construire ; c'est déjà découvrir un niveau plus profond de son être. Réaliser cette vocation, c'est se réaliser, et se réaliser, c'est remplir sa vie. Dieu réserve à chacun une vocation, vocation singulière, unique, mais différente pour chacun. C'est pourquoi elle vient de très loin, d'un au-delà de nous-mêmes et que l'on se sent traversé et dépassé. Avec les morceaux de notre être et de notre vie, elle met en place les pièces du puzzle que nous sommes.
Dom André Gozier
Prier 15 jours avec Maître Eckhart
La sainte guerre de l'islam
Je savais, par mon ami Christian Jambet, que le mot même de djihad, cité partout comme signifiant la sainte guerre de l'islam contre le monde de l'infidélité, est un mot qui n'a ce sens que depuis une date récente et que, avant cela, avant les Frères musulmans, les Wahhabites, l'école hanbalite de Ibn Taymiyya, bref, la fin du XVIIIe siècle, il avait toujours signifié, littéralement, et pour tous les musulmans du monde, « effort sur le chemin de Dieu » : un mot de la morale, pas de politique ; un mot qui dit la tension spirituelle du fidèle travaillant, par la prière ou l'ascèse, à se rapprocher de Dieu ; une guerre, oui, si l'on y tient, mais intérieure, de soi à soi, de soi contre soi.
Bernard Lévy
Réflexions sur la Guerre, le mal et la fin de l'histoire.

Compassion pour l'ennemi
Un ennemi, c'est une personne qui soit vous nuit ou soit vous fait du mal directement, soit est poussée ou en a l'intention.
Cependant, cette prise de conscience qu'une autre personne vous veut du mal ne peut pas ébranler la vraie compassion - celle qui se fonde sur la claire reconnaissance de cette personne en tant qu'être souffrant, animé du désir naturel et instinctuel de chercher le bonheur et de vaincre la souffrance, comme nous-mêmes.
Le Dalaï-Lama parle de Jésus, Éditions Brepols

Où vous situez-vous?
Si vous vous êtes levé ce matin avec plus de santé que de maladie, vous êtes plus chanceux que le million de personnes qui ne verra pas la semaine prochaine.
Si vous n'avez jamais été dans le danger d'une bataille, la solitude de l'emprisonnement, l'agonie de la torture, l'étau de la faim, vous êtes mieux que 500 millions de personnes.
Si vous pouvez aller à l'église sans peur d'être menacé, torturé ou tué, vous avez une meilleure chance que 3 milliards de personnes.
Si vous avez de la nourriture dans votre frigo, des habits sur vous, un toit sur la tête et un endroit pour dormir, vous êtes plus riche que les 75% des habitants de la terre.
Si vous avez de l'argent à la banque, dans votre portefeuille et de la monnaie dans votre petite boîte, vous faites partie du 8% les plus privilégiés du monde.
Si vous lisez ce message c'est parce que vous ne faites pas partie des deux milliards de personnes qui ne savent pas lire.

L'Union
différenciée
De Teilhard de Chardin
"La victoire sur le non-sens"
Éditions Paulines
Teilhard a une conception de l'amour qui fait que deux personnes qui s'aiment
ne deviennent pas semblable l'une à l'autre, elles ne se dissolvent
pas dans une unité qui est indifférenciée, pas du
tout. Au contraire, par l'amour, ces deux personnes, parce qu'elles communiquent
centre à centre, vont être de plus en plus elles-mêmes,
de plus en plus différenciées et finalement de plus en plus
riches.
Mais chez Teilhard, les amants deviennent plus eux-mêmes parce qu'il
y a quelqu'un au-dessus d'eux vers lequel ils tendent, qui est Dieu.
"L'union qui différencie", c'est pour Teilhard reconnaître
un semblable dense, continu, qui ouvre les deux bras à la différence
pour l'accueillir, pour l'aimer, pour lui permettre d'exister telle qu'elle
est, non pour l'altérer mais pour la partager et, ce faisant, ajouter
un nouvel aspect à sa particularité, un nouveau reflet à
sa couleur, l'opposé tout à fait de la discrimination.
Il comprit que la combinaison de races et de peuples produit un épanouissement
nouveau de conscience sur terre, une nouvelle éthique internationale,
à base d'admiration et de respect pour la personnalité humaine.Teilhard
avait pressenti l'universalité de l'homme et sa marche infaillible
vers son unification, grâce à la compréhension et
à l'amour qu'il ressent pour les autres.
L'union différenciée, c'est dans la mesure où les
hommes sont de plus en plus solidaires que chacun sera capable d'être
davantage et plus profondément lui-même.

Le philosophe Max Scheler explique l'idée que les anciens se faisaient
de l'amour :"Chez les Grecs, écrit-il, l'amour se définit
par une aspiration de l'inférieur vers le supérieur...,
de l'imparfait vers le parfait..., de celui qui n'a pas vers celui qui
a". Le christianisme, "renversant le mouvement", a appris
aux hommes que l'amour est, au contraire, un don, une communication, un
épanchement; il se manifeste en ce que le noble descend vers le
roturier, l'homme sain vers le malade, le riche vers le pauvre, le beau
vers le laid, l'homme de bien vers l'homme mauvais. Le christianisme a
proclamé cette nouveauté bouleversante que Dieu, par amour,
s'est abaissé vers les hommes pour les servir.
Lecture sprituelle de St-Jean
Donatien Mollat

L'épreuve
de demeurer fidèle à son propre cheminement intérieur
doit dominer toutes les autres épreuves.
La Plénitude de l'âge
Florida Scott-Maxwell
Le devoir sublime, saint et divin, du pape pour toute l'Église
et des évêques, chacun pour son diocèse, est de prêcher
l'Évangile, de conduire les hommes au salut éternel, en
veillant avec soin à ce qu'aucune autre affaire terrestre ne vienne
empêcher, entraver ou troubler ce ministère primordial.
Jean XXIII
Attentifs à Dieu
Foi Vivante

Pour
moi, la parabole du monde moderne c'est Hoess, la patron d'Auschwitz,
à qui l'on demandait pendant son procès s'il avait eu des
troubles de conscience et qui répondait : "Je n'en ai pas
eu le temps parce que les brûleurs se bouchaient sans arrêt
et que j'avais des problèmes techniques à résoudre!"
C'est une parole terrible et nous devons, nous, à temps ou à
contretemps, faire en sorte que jamais le comment ne domine le pourquoi.
Si nous voulons éviter tous les extrémismes, il faut aussi
évoquer la dictature de l'argent. Je n'ai rien contre l'argent,
mais quand l'argent empêche de voir le visage des hommes, il exerce
une violence qui tôt ou tard débouche dans la société
civile. Quand l'argent a sa fonction, celle du commerce, celle de l'échange
entre hommes, c'est un outil formidable! Enfin, il nous faut redonner
à notre civilisation le goût de la recherche de la vérité.
Cela veut sans doute dire "se battre pour les droits de l'homme",
pour la démocratie.
Mgr Michel Dubost
Religions et Guerre
Éditions MameDieu est un Dieu caché
Dieu est un Dieu caché". Avec cette parole du prophète
Isaïe, nous n'avons pas à nous étonner de ne pas le
rencontrer, de ne pas le reconnaître, car Dieu est un Dieu caché.
Mais où est-il caché?
Jésus nous apprendra qu'il est caché en nous. Mais comment
est-il caché en nous? Si nous ne le rencontrons pas, c'est que
nous sommes cachés nous-mêmes à nous-mêmes.
C'est parce que nous échappons à nous-mêmes, c'est
parce que nous ne nous sommes pas encore rencontrés dans notre
vie authentique que nous ne rencontrons pas Dieu.
Zundel
Ta parole comme une source
Éditions Anne Sigier
Différence entre les animaux et les hommes
Les animaux ne peuvent pas disposer d'eux-mêmes, ils n'ont pas de
recul, ils sont tout entiers sous le plafond de leurs instincts, ils ne
peuvent pas poser leur vie devant eux, l'examiner, la peser, l'apprécier,
la juger, la choisir. Le privilège de l'homme : ce privilège
magnifique et redoutable, c'est que l'homme justement peut mettre sa vie
devant soi, et peut la peser dans les balances de son jugement : il peut
l'apprécier, il peut l'accepter ou la refuser, il peut la déformer
ou l'accomplir, mais sa vie est entre ses mains.
Ta parole comme source
Maurice Zundel

Nous
n'avons choisi ni de naître, ni de naître à notre époque,
ni nos parents, ni notre hérédité, ni notre sexe,
ni notre continent, ni la couleur de notre peau, ni notre type d'éducation,
ni nos croyances et nos préjugés. Et voilà justement
ce que nous-mêmes voyons si mal! C'est que nous ne naissons pas
libres, nous avons une vocation de liberté, une vocation d'humanité,
une vocation de grandeur, une vocation de créateurs. Il y a en
nous un appel formidable, immense, incoercible à la liberté.
Mais la liberté est une conquête à faire, la plus
difficile de toutes!...
Maurice Zundel

J'explique
la locution "je m'ennuie" : une des plus terribles qui soit,
car que veut-elle dire si ce n'est que "moi ennuie je"...
Julie Green
Pourquoi suis-je moi?
Fayard

"
Ne crois rien parce qu'on t'aura montré le témoignage écrit
de quelque sage ancien. Ne crois rien sur l'autorité des maîtres
ou des prêtres. Mais ce qui s'accordera avec ton expérience
et, après une étude approfondie, satisfera ta raison et
tendra vers ton bien et celui des autres êtres vivants, cela, tu
pourras l'accepter comme vrai et y conformer ta vie".
Boudha, Les Grands Destins
Sélection du Readers Digest

Je
suis très impressionné de voir aujourd'hui comment des gens,
moralement honnêtes, ont leur vie remplie entièrement par
les commodités mais aussi les obligations très lourdes de
la vie moderne, sans autre souci. Il ne pense plus rien d'éternel.
Entretiens d'Automne
Y.M. Congar

En
plus des moyens traditionnellement en vigueur, tels que le témoignage
de vie, l'enseignement du catéchisme, le contact personnel, la
piété populaire, la liturgie et d'autres célébrations
similaires, l'utilisation des médias est devenue essentielle à
l'évangélisation et à la cathéchèse.
En effet, "l'Église se sentirait coupable devant son Seigneur
si elle ne mettait en uvre ces puissants moyens que l'intelligence
humaine rend chaque jour plus perfectionnés"
(Paul VI)
(Instruction pastorale Aetatis Novae, 1992)

Le
récit de Cana dit l'essentiel. Et ce qui n'est pas négligeable,
il place d'emblée la mission de Jésus sous le signe de la
joie. Rénan l'écrit en l'exagérant : "Il (Jésus)
parcourait la Galilée au milieu d'une fête perpétuelle".
Ceux qui, au long des siècles, se disent ses disciples l'oublièrent
souvent.
Jacques Duquesne
"Jésus"
Éditions J'ai lu
